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Sélections des Comités de lecture
Coups de cœur et très bons livres du dernier comité de lecture
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| Très bon livre | Nago, surnommé Go, 14 ans, est élevé par sa grand-mère, Tabitha. Ils vivent à Bangui, en République Centrafricaine. Tabitha, pour vivre, vend des légumes au marché. Elle et Ouagra, un cousin, gardien du cinéma du quartier, sont la seule famille de Nago. L’adolescent n’est pas scolarisé, il traîne souvent dans les rues et essaie de gagner un peu d’argent en vendant des beignets. Un jour, au cinéma où travaille son cousin, il voit un documentaire sur le boxeur Mohammed Ali. Il est fasciné par la force de cet homme. Lui aussi a envie de boxer, il commence à beaucoup s’entraîner et deviendra même très performant. C’est le départ d’une série d’événements qui marqueront et décideront de sa vie : Nago fera un séjour en prison pour avoir tenté de voler un sac de sel pour s’en servir de punching-ball ("poutingue-bole"), il aura la chance de croiser sur son chemin une bienfaitrice, Simone, qui l’embauchera dans sa gargote, et surtout, après avoir eu l’épaule cassée lors d’un tournoi de boxe, il rencontrera le docteur Cherydan qui sera à l’origine de son orientation professionnelle. Car, malgré son courage et sa force qui font qu’il pourra intégrer une école de boxe, le destin de Nago prendra une autre direction.
Le lecteur sera charmé par ce roman mêlant humour et émotion avec un personnage dont les qualités principales sont la résilience et le courage. Tabitha, la grand-mère est également très touchante. A travers Nago, on est loin de l’enfant-roi dans cet environnement où la vie n’est pas facile et où domine la pauvreté. On pourra également repenser à l’épisode où l’adolescent est obligé de faire une peine d’emprisonnement et à ce commissaire de police corrompu. Le style de l’auteur est intéressant, les scènes de combats de boxe sont très bien écrites et les dialogues formidables, avec leur mélange de langage familier et de sangö (langue véhiculaire de la République Centrafricaine).
Très peu d’auteurs africains écrivant pour la jeunesse sont publiés et on est ravi du roman que nous offre l’auteur centrafricain Benoît Kongbo. Des pré-adolescents aimeront également cet ouvrage.
Rozenn COURAUD |
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| Très bon livre | Tout commence mal pour Asfour, le jeune paysan naïf : la ferme de son père lui a été volée par un homme tyrannique qui l’exploite, ses maigres biens et ses vêtements lui sont dérobés par des brigands alors qu’il se rend à Tunis… Recueilli par Jerâda, une veuve pleine de ressources, qu’il épousera, il suit ses conseils et se prétend devin. A chaque affaire qu’on lui soumet, la chance est de son côté, sa renommée s’accroît et parvient jusqu’au sultan qui en fait son conseiller. Les "divinations" devenant de plus en plus dangereuses et le vizir de plus en plus jaloux, Asfour finit par obtenir du sultan de pouvoir revenir chez lui. Le voyage de retour lui permet de donner une leçon aux brigands, de rendre ce qu’il a volé et de racheter sa ferme.
Ce conte plein d’astuce et d’optimisme, de confiance dans la volonté de Dieu, est porteur d’une grande sagesse : Asfour devenu puissant ne châtie pas ceux qui l’ont berné ou spolié mais leur montre la bonne voie.
Raconté par quelqu’un qui sait ce que c’est que conter, le récit n’a aucune baisse de tension et nous entraîne d’affaire en affaire, de plus en plus importantes et de plus en plus risquées, aux côtés d’un Asfour de plus en plus inquiet de voir son imposture dévoilée mais, heureusement aidé par une épouse toujours confiante.
Un excellent moment de lecture, qu’on peut faire aussi à haute voix.
Claude DUPONT |
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| Très bon livre | “La mer est grise, métallique. Une fille la regarde. Cela n’a rien d’extraordinaire, une fille qui regarde la mer. Elle le faisait déjà à trois ans, dix ans, quinze ans. La veille aussi. La veille, elle regardait la mer, les yeux remplis de joie. Aujourd’hui son regard a changé. Celui qui se fierait à son regard ne la reconnaîtrait pas.”
La vie de Camille a brusquement basculé dans la souffrance ce jour-là. Le bateau du centre nautique sur lequel sa mère recevait des stagiaires a chaviré. Elle est sauve, mais deux adolescents ont disparu, Florent et Rémi, dont la jeune fille est secrètement amoureuse. Interrogatoires, garde à vue, mise en examen, procès, la jeune fille vit les événements ainsi que les sentiments de responsabilité sinon de culpabilité de sa mère, dans l’angoisse et la révolte. Au delà du drame, un très beau regard porté sur l’adolescence. La mer, omni présente, témoin des larmes, des révoltes, et surtout confidente, ajoute une charge émotionnelle. Le lecteur éprouve une réelle compassion pour Camille précipitée dans le chaos des événements et submergée par ses propres sentiments, dans lesquels il lui devient impossible de se retrouver.
Une très belle écriture sensible et subtile.
Claudie L'HOSTIS |
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Coups de cœur et très bons livres du dernier comité de lecture
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| Très bon livre | Pour qui estime que le texte de Perrault est difficile à faire passer tel quel auprès d’un jeune public, voilà une adaptation relativement fidèle à sa version.
L’intérêt de ce petit album broché vient surtout des illustrations de Charlotte Gastaud : formes stylisées et arrondies, prédominance du décoratif et de l’ornemental, jeux séduisants des couleurs ou des contrastes comme, par exemple, dans la scène nocturne de l’arrivée de Cendrillon au bal ou dans celle de la perte de la pantoufle de verre.
Une version séduisante.
Claude DUPONT |
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| Très bon livre | "Un chien à New York", titre français du roman de Tor Seidler "Gully’s Travels" (les voyages de Gully) offre un vrai plaisir de lecture.
C’est l’histoire de Gulliver, chien de race lhassa apso, né à New York et vivant précisément dans un appartement sur la Cinquième Avenue avec son maître, le professeur Rattigan, enseignant à l’Université. Gulliver mange de la pâtée de qualité "Premier Choix Chien", a l’habitude de voir des moines tibétains lui faire des révérences, car il est de race sacrée, et il mène une vie paisible et précieuse dans un magnifique appartement. Il ne connaît du monde que la vie de la "haute classe". Il s’est même rendu plusieurs fois à Paris avec son maître. Là-bas, il a fait la connaissance d’une ravissante et charmante chienne bichon maltais.
Un jour, tout bascule : le professeur Rattigan va se marier avec une Française, ils vivront tous deux dans l’appartement new yorkais, sans Gully car la fiancée est allergique aux chiens !
Mr Rattigan confie définitivement son animal au portier de son immeuble, Carlos, vivant avec sa famille dans le Queens, quartier populaire et pauvre. Adieu la vie confortable et tranquille, Gully va faire face à une vie de famille avec enfants peu délicats et autres animaux domestiques, plus ou moins espiègles et moqueurs. Adieu la pâtée "Premier Choix Chien". Très vite, une série d’événements va créer une véritable descente aux enfers pour Gully qui n’aura de cesse de vouloir fuir pour retrouver son maître. Dans sa fugue, Gully ira même jusqu’à se retrouver à Paris !
Les voyages du chien peuvent paraître invraisemblables mais Tor Seidler, par son écriture soignée, habile, riche et à la fois très accessible, réussit à offrir une histoire crédible et haletante. Les illustrations en noir et blanc de Brock Cole, modernes et actuelles, rythment agréablement l’histoire. L’auteur se glisse brillamment dans la peau d’un animal domestique, sans se perdre dans l’impossible ni le ridicule. Le lecteur en arrivera même à s’identifier à ce pauvre chien, plutôt gâté et "tête à claque" au début, mais à qui la vie aura donné une bonne leçon d’humilité. Beaucoup d’émotions à travers les personnages de ce roman, qu’ils soient humains ou animaux !
Rozenn COURAUD |
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| Très bon livre | Comme le titre l’indique, le lecteur est convié à une séance du cirque imaginaire où il découvrira, de page en page, des personnages tous plus étranges les uns que les autres et présentant des numéros extraordinaires : Houarn qui jongle avec un menhir, Lola équilibriste sur une baleine glissant sur un fil, Tallula et son lancer de manchots, Rodolphe Bidon l’homme-drapeau, etc.
Serge Ceccarelli nous livre ici un album où priment les illustrations qui couvrent toutes les pages de droite. Réalisées à la gouache, dans un style réaliste, elles mettent en scène des humains et des animaux dans des situations inédites et font penser à l’univers onirique de Dali. Les textes, comme de courts poèmes, présentent le numéro et le nom de chaque artiste du cirque, dans une belle maquette, aérée et jouant avec les illustrations.
Un album de qualité où le monde de l’étrange et celui du cirque se rencontrent pour nous offrir des numéros inouïs.
Cécile DENIS |
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| Très bon livre | Aldo est un sympathique lézard vert qui aime le soleil, les groseilles et son amie Josette, la grenouille verte. Au travers de trois petites histoires, nous suivons Aldo dans la recherche d’un endroit pour se dorer au soleil qui finira par un bain de lune avec Josette (“Le bain de soleil”), puis dans sa cueillette de groseilles qu’il partage avec tous les animaux qu’il rencontre jusqu’à n’en conserver qu’une qui ornera le gâteau aux mouches de Josette (“La tarte aux groseilles”), et enfin dans une promenade rêvée avec Josette qui, à la place, lui proposera un bon bain moussant à deux en se régalant de noisettes (“La promenade”) !
Magali Bonniol, en quelques phrases et des dessins souvent réduits aux personnages, nous offre des histoires simples et émouvantes qui expriment à la fois le bonheur de vivre et ses difficultés (pas facile d’être tranquille pour bronzer, de résister à la tentation de manger des groseilles, de réaliser ce que l’on souhaite). Les illustrations, réalisées au crayon (pour les décors) et à la gouache ou aux encres de couleur, sont aisées à comprendre et mettent en scène des personnages très expressifs - Aldo et Josette sont irrésistibles -. On pourrait presque se passer du texte.
Un album tendre et drôle à partager sans hésiter !
Cécile DENIS |
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| Très bon livre | Dans une salle d’attente, les animaux – un mouton, un canard, un lapin, un loup, un éléphant et un crocodile – patientent pour être reçus dans le cabinet du docteur. Ce dernier est expérimenté et trouve un remède pour soigner les maux de chacun. Mais il se passe parfois des choses étranges et ce n’est pas forcément du docteur dont il faut avoir peur, car la salle d’attente pleine au début de l’histoire, va se vider de façon étrange et rapide… On comprend pourquoi au fil des pages et on tremble pour le dernier patient, le mouton.
Un petit album cartonné, au texte court et aux illustrations très drôles, qui fera rire et frissonner les tout-petits.
Isabelle PERROUQUET |
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| Très bon livre | Une histoire pleine de poésie et d’amour avec cette famille de ratons laveurs qui hiberne au cœur de la montagne.
Dans un terrier vit toute une famille : Papa raton laveur, Maman raton laveur, le Tonton et les trois enfants, Grand frère, Grande sœur, et le Bébé.
Au cœur de l’hiver, le petit dernier se réveille, il a besoin d’être rassuré. Il ne comprend pas bien non plus pourquoi tout le monde doit dormir pendant si longtemps. "Sois patient, il faut attendre le printemps…" lui explique la maman. Avec Grand frère et Grande sœur, il va pourtant tenter de s’aventurer dehors mais ils seront face à la réalité du froid et du paysage nu de l’hiver. Là, ils comprennent qu’il faudra attendre. Puis enfin, arrive la belle saison, toute la famille goûte aux joies de la sortie dans la montagne.
Avec les couleurs du printemps, arrivent dans les illustrations les couleurs des crayons de Jin-heon Song. Ces images sobres sont très délicates, réalisées à la mine de plomb avec une grande finesse. Elles nous permettent également d’admirer le paysage dénudé et mélancolique de l’hiver, alors que les ratons laveurs (colorés tout au long de l’histoire) sont blottis chaleureusement dans le terrier. C’est bien la chaleur d’une famille et les joies de la vie au rythme des saisons qu’a voulu représenter ici Jeong-saeng Kwon. Cet auteur a transmis au travers de son importante œuvre pour la jeunesse des messages d’humanité, de respect et d’amour de la nature.
Ce très bel ouvrage en est un témoignage.
Rozenn COURAUD |
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Coups de cœur et très bons livres du dernier comité de lecture
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| Très bon livre | 1639. Tom Collins, 14 ans, vit sur l’île de Nevis, dans les Caraïbes, avec sa mère et sa demi-sœur, employées à l’auberge. Il repêche deux rescapés d’un navire négrier qui a fait naufrage : Ramon le Pieux et un esclave noir, Bibido, son “trésor de guerre”, car fils d’un roi du Cap Vert. Assuré par la vieille Zamora (qui sera brûlée pour sorcellerie par l’Inquisition) d’avoir un destin exceptionnel, Tom va partir à la recherche du précieux Bibido qui a disparu.
Ses tribulations l’amèneront à être successivement marin, chasseur de rats, aide d’un forgeron, surveillant dans une plantation de canne à sucre, naufragé, pirate… Tom, imperturbablement optimiste, revendiquant son origine irlandaise contre vents et marées, petit-fils d’une redoutable pirate grâciée par la reine d’Angleterre, se sortira de tous les dangers (même du supplice de la quille) grâce à ses talents de fieffé menteur et d’incomparable conteur. Il est vrai aussi qu’il a fait un pacte avec la mer et que ses conversations avec un gecko viennent à point nommé le ragaillardir ! A la mort de leur mère, Tom va se charger de sa demi-sœur à la langue trop bien pendue puis retrouver Bibido mais l’arrivée au Cap Vert amènera une désagréable surprise…
On dévore ces 500 pages au cours desquelles on rencontre des personnages pittoresques, parfois récurrents : truculents comme Ramon le Pieux, émouvants comme le couple noir de la plantation, énervants comme l’épouse du planteur ou sa fille, dangereux comme le terrible pirate C.W. Bull…. On aura côtoyé l’esclavage, la piraterie, l’amitié, l’amour fraternel…
Ne vous privez surtout pas de ce grand plaisir de lecture… malgré une édition très négligée qui multiplie les coquilles et les fautes d’orthographe, de syntaxe voire de ponctuation.
Claude DUPONT |
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| Très bon livre | Réédition en format plus petit et plus rectangulaire de l’album de 1990. La typographie a été "modernisée" et les illustrations ont souvent été redistribuées dans la page.
Les 6 contes (La sorcière du placard aux balais / La maison de l’oncle Pierre / Le prince Blub et la sirène / Le petit cochon futé / Roman d’amour d’une patate / Je ne sais qui, je ne sais quoi ou la femme de bon conseil) n’ont pas pris une ride : si La sorcière du placard aux balais est devenu un classique, les autres méritent d’être (re)découverts.
Il est difficile d’imaginer une meilleure complicité que celle du tandem Gripari/Lapointe : un conteur et un illustrateur au meilleur de leur forme et de leur humour.
Un classique.
Claude DUPONT |
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| Coup de coeur | A l’occasion du centenaire de la naissance d’Eugène Ionesco, Gallimard réédite ses "Contes pour les enfants de moins de trois ans". D’abord publiés par François Ruy-Vidal/Harlin Quist en 1969 et 1970, les "Contes 1 et 2", illustrés par Etienne Delessert sont repris ici dans un format plus petit (c’est tout de même mieux qu’en Folio Benjamin !). Avec, en plus, et 40 ans plus tard, des illustrations pour les "Contes 3 et 4" (illustrés en 1976 respectivement par Philippe Corentin et Nicole Claveloux, chez Delarge/Ruy-Vidal). Dans la postface, Etienne Delessert s’en explique.
Guère de changement pour les deux premiers contes, sinon des illustrations plus claires dans l’ensemble et une variante significative dans l’illustration de la p.23 : le nom de Quist a disparu, remplacé par "69-09" et, sur un gâteau de la vitrine, vierge auparavant, figurent une dédicace à Rita, un cœur et une date, 81 (Rita Marshall est l’épouse d’E. Delessert).
Quant aux nouvelles illustrations du "Conte 3", elles sont ancrées dans un espace défini, celui d’un appartement parisien (ce serait celui d’E. Ionesco) et la promenade imaginaire en avion du Papa et de Josette se fait avec des jouets et de nombreux clins d’œil : le rhinocéros de Ionesco, Yok-Yok, le Rouge-gorge ou le tour du zoo du "Conte 1" de Delessert, un nain Walt Disney, un sous-marin jaune, hommage à Edelmann…
Dans le "Conte 4", où le Papa, qui ne veut pas être dérangé dans sa salle de bains, envoie Josette dans les différentes pièces de l’appartement voir s’il y est, plusieurs planches substituent à l’univers du conte celui du théâtre de Ionesco : les chaises (le texte parle de table !), la chaussure d’Amédée, le rhinocéros, identifiant clairement le Papa à Ionesco.
Un très bel ouvrage, qui aurait pu être plus grand. Une réalisation très soignée, un texte "absurde" qui n’a pas pris une ride, des illustrations qui permettent de voir comment, en 40 ans, ont évolué les formes étranges et les dégradés de couleurs d’Etienne Delessert.
Claude DUPONT |
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